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🆘 Urgence violences conjugales : 3919 (24h/24) · Police : 17 · SAMU : 15
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Avocat violences conjugales : protéger la victime, les enfants et le dossier de preuve

Mis à jour le par Me Cédrine RAYBAUD
Temps de lecture : 8 min
⚠️ Situation d'urgence immédiate ?
Appelez le 3919 (numéro national violences femmes — 24h/24, gratuit, anonyme), le 17 (police/gendarmerie) ou le 15 (SAMU). Ne restez pas seul(e). Me Raybaud peut être contactée en urgence au 04 90 54 58 10.
En bref : Me Cédrine RAYBAUD, spécialisée en violences intrafamiliales (VIF), accompagne les victimes dans la mise en place de protections d'urgence, la constitution du dossier de preuve, la coordination avec les procédures pénales et la sécurisation de la situation des enfants. L'ordonnance de protection peut être obtenue en 6 jours en cas de danger grave.

L'ordonnance de protection : la mesure d'urgence principale

L'ordonnance de protection (art. 515-9 et s. C. civ.) est une décision rendue par le juge aux affaires familiales pour protéger une personne en danger de violences de la part de son conjoint, ex-conjoint ou partenaire. Elle peut être obtenue sans dépôt de plainte préalable.

Depuis la loi du 30 juillet 2020, le juge doit statuer dans un délai de 6 jours à compter de la date d'audience en cas de danger grave et imminent.

Ce que peut ordonner le juge :
  • Éloignement du conjoint violent du domicile
  • Attribution du logement conjugal à la victime
  • Résidence des enfants chez la victime
  • Interdiction de contact avec la victime
  • Port du bracelet anti-rapprochement (BAR)
  • Interdiction de quitter le territoire avec les enfants
  • Orientation vers un hébergement d'urgence si nécessaire

Pour une procédure détaillée : obtenir une ordonnance de protection.

Constituer un dossier de preuves solide

Pour l'ordonnance de protection, la loi ne requiert que la vraisemblance des violences, pas une preuve au sens pénal. Néanmoins, un dossier documenté accélère la procédure et renforce la protection obtenue.

Type de preuveComment la constituer
Certificat médicalConsultation chez votre médecin traitant ou aux urgences après chaque violence physique
Messages menaçantsCaptures d'écran horodatées, conservation des SMS/emails/messageries
Attestations de témoinsFamille, voisins, amis, collègues, école des enfants — format légal art. 202 CPC
Main courante / plainteDépôt au commissariat ou gendarmerie (sans obligation de poursuites)
Rapport psychologiqueUtile pour les violences psychologiques — psychologue, psychiatre
Journal de bordFaits datés et décrits précisément, conservé en lieu sûr

Pour les violences psychologiques : comment prouver les violences psychologiques.

Protéger les enfants dans une situation de violence

Les enfants exposés aux violences conjugales sont des victimes directes. Le juge peut être saisi pour :

  • Fixer la résidence exclusive des enfants chez la victime
  • Limiter ou suspendre le droit de visite du parent violent
  • Ordonner un droit de visite médiatisé en espace neutre
  • Interdire au parent violent d'emmener les enfants hors du pays
  • Saisir le procureur pour signalement de danger

Voir : violences conjugales et garde d'enfant — faire primer la sécurité.

Coordonner les procédures civile et pénale

La victime de violences conjugales a deux voies distinctes et complémentaires :

Voie civile (JAF)

  • Ordonnance de protection
  • Attribution du logement
  • Résidence des enfants
  • Pension alimentaire d'urgence
  • Procédure de divorce

Voie pénale

  • Plainte pour violences
  • Plainte pour harcèlement
  • Demande de bracelet anti-rapprochement
  • Interdiction pénale de contact
  • Constitution de partie civile

Me Raybaud gère les deux volets ou vous oriente vers le bon interlocuteur. Voir : divorce et violences conjugales — stratégie civile et pénale coordonnée.

Violences psychologiques et harcèlement conjugal

Depuis la loi du 9 juillet 2010, les violences psychologiques dans le couple sont reconnues comme une infraction pénale (art. 222-14-3 C. pén.). Les comportements visés incluent : humiliations répétées, isolement, contrôle des finances, dénigrement, menaces, harcèlement par messages...

Elles sont plus difficiles à prouver mais pas impossibles. Me Raybaud vous aide à construire le dossier adapté. Voir aussi : harcèlement conjugal après séparation.

Divorcer en situation de violence

Lorsque des violences sont avérées ou probables, le divorce par consentement mutuel est déconseillé — la victime peut être sous emprise et signer une convention déséquilibrée. La voie contentieuse, avec mesures provisoires protectrices, est généralement préférable.

Le divorce pour faute peut être engagé, les violences constituant une violation grave des obligations conjugales (art. 242 C. civ.). Voir : stratégie de divorce en cas de violences. Lien utile : avocat-lexvox.com

Numéros et ressources d'urgence

Numéros à connaître :

📞 3919 — Violences Femmes Info (24h/24, gratuit, anonyme, depuis la France)
📞 17 — Police / Gendarmerie
📞 15 — SAMU (urgences médicales)
📞 114 — Urgences si vous ne pouvez pas parler (SMS possible)
📞 119 — Enfance en danger

Application : mémo de vie (application gouvernementale d'aide aux victimes)
Contenu informatif général. En cas de danger immédiat, appelez le 3919 ou le 17. Pour un accompagnement juridique, contactez Me RAYBAUD au 04 90 54 58 10.

Questions fréquentes — Violences conjugales

Qu'est-ce que l'ordonnance de protection ?

Une décision urgente du JAF qui peut éloigner le conjoint violent, attribuer le logement à la victime, fixer la résidence des enfants et interdire tout contact. Elle peut être obtenue en 6 jours. Elle ne nécessite pas de dépôt de plainte préalable.

Faut-il déposer plainte avant de demander une ordonnance ?

Non. L'ordonnance de protection est une mesure civile basée sur la vraisemblance du danger, pas sur une condamnation pénale. Le dépôt de plainte est utile mais pas obligatoire.

Comment prouver les violences psychologiques ?

Témoignages, messages humiliants ou menaçants, rapport psychologique, certificat médical, journal de bord daté. La preuve formelle n'est pas exigée pour l'ordonnance de protection — la vraisemblance suffit.

Peut-on divorcer pendant une procédure pénale ?

Oui. Les deux procédures sont indépendantes. Il est souvent stratégiquement utile de les mener simultanément pour maximiser la protection.

Qu'est-ce que le bracelet anti-rapprochement (BAR) ?

Un dispositif électronique imposé à l'auteur de violences qui alerte les autorités en cas d'approche de la victime. Il peut être ordonné en urgence par le juge pénal ou le JAF dans le cadre d'une ordonnance de protection.

L'auteur peut-il garder la garde des enfants ?

En présence de violences avérées ou probables, le juge peut suspendre ou limiter le droit de visite du parent violent, voire ordonner un droit de visite médiatisé. La sécurité de l'enfant est le critère prioritaire.

Vous êtes victime de violences conjugales ?

Me Cédrine RAYBAUD, spécialiste VIF, vous accompagne en urgence. Consultation prioritaire possible. Aix-en-Provence, Salon-de-Provence, Arles, Marignane.

☎ 04 90 54 58 10